Campana

Présentation

Campana se situe dans la piève d’Orezza au cœur de la Castagniccia, dans le Parc Naturel Regional de Corse. 

Histoire

CAMPANA (Vallée d’Orezza)

A découvrir pour son patrimoine naturel et ornithologique exceptionnel et ses fêtes religieuses !

Campana signifie « La cloche » en corse. Comme  tous les villages de Castagniccia, Campana avait une spécialité artisanale : la fonderie de cloches d’églises et de chapelles, d’où son nom. Ces produits étaient exportés dans toute l’Europe. Le fer venait d’une carrière située de l’autre côté du San Pedrone et l’argile pour les moules était prélevé dans un creux de la montagne entre les eaux d’Orezza et Piedicroce.

  

Village d’un seul tenant occupant une partie du flanc oriental du massif du San Petrone, son territoire communal s’étend jusqu’au sommet et à la ligne de crête descendant à Punta Favalta. Le climat y est plus humide grâce à la couverture forestière plus dense. Autour du sommet du Mont San Petrone (1.767 m), une des plus belles hêtraies d’Europe constitue la forêt de San Pietro d’Accia en un vaste manteau forestier et succède directement aux châtaigniers et aux chênes verts. L’altitude du village, également, lui confère une température plus fraîche l’été et plus froide l’hiver car la Corse bénéficie du climat alpin à partir de 800 m, alors qu’en dessous, c’est le climat méditerranéen qui domine. La commune, comme toutes celles de Castagniccia, fait partie du Parc Naturel Régional de Corse. Le patrimoine faunistique et floristique y est très important, son intérêt porte sur des espèces déterminantes d’oiseaux telles que «  l’Autour des palombes », « l’Aigle royal »  et « l’Alouette lulu ». Au sommet du San Petrone, une table d’orientation et un ancien site géologique attendent le promeneur. Un sentier, très apprécié des randonneurs, part à droite de l’église Saint André pour rejoindre les sommets. Une fontaine dite de «Pozzi Rossi » se trouve à quelques mètres sous l’intersection du chemin qui monte au San Pedrone par le Col de Prato, dans la dernière montée avant le sommet. Il est facile de constater que la commune de Campana est un point d’intersection de nombreux sentiers de randonnées à la vue de ses panneaux en bois typique du Parc Naturel Régional de Corse.

Apparemment, le village date du XVIème siècle et certaines maisons remontent à cette époque. On peut y découvrir beaucoup de toits de lauze, murs de pierre de taille, dédales d’escaliers et de petite ruelles pavées, séchoirs à châtaignes … À l’entrée du village, se situe un lavoir tout en pierre de la région, ainsi qu’une fontaine circulaire sur une petite place pavée en montant vers l’église.

Pendant très longtemps, les villageois ont vécu du fruit de leurs châtaigneraies et de leurs cultures maraîchères mais les nombreuses terrasses de culture autour du village sont à présent semi-abandonnées par les habitants, depuis la fin du siècle dernier.

Au début du xvième siècle, les hommes de cette piève sont des marchands, ils vendent des étoffes de laine, de lin, des chaussures, et autres …. Certains s’engagent dans l’armée car les Corses font de bons soldats.

  

L’église paroissiale Sant’Andrea (Saint André), de style baroque avec un intérieur blanc agrémenté de frises bleues, date probablement de la première moitié du XVIIIème siècle. Sur son clocher est indiquée une date de construction : 1820. A l’intérieur, l’on peut y découvrir vingt-trois œuvres remarquables, objets, mobilier et tableaux. Deux d’entre elles (peintures sur toile)  datent du XVIIème siècle et sont classées aux Monuments historiques : « Le Christ mort soutenu par un ange, ou La Déploration du Christ »,  et « L’Adoration des bergers » (image ci-dessous). Pour ce dernier, l’encadrement au dessus de l’oeuvre annonce en chiffres romains la date de 1895 (date du don à la commune). Œuvre attribuée à l’école de Séville.

 

Bien que Campana ne possède qu’un seul édifice religieux, les villageois demeurent très attachés à certaines traditions : – la procession du Jeudi Saint, dite de a cena Domine, dans l’église un sépulcre est dressé, la procession se rend dans les églises de Nocario et de Verdese, une multitude de chants religieux sont chantés pour l’occasion – Ensuite, début août a lieu l’ascension au mont San Petrone, le 5 août on fête a Madonna di a neve, (Notre-Dame des Neiges) – le 16 août, saint Roch (qui est fêté dans la quasi-totalité des villages de Corse) – Puis, le 30 novembre, jour de la Saint-André, patron du village, l’association E campanese è i campanesi organise une pulenda qui réunit les villageois.

La veille des fêtes, sur le parvis d’herbe un cercle permanent, au contour pavé, est réservé pour la focara, feu de joie et moment de retrouvailles. Enfin, le jour de l’Ascension, les villageois se rendent dans les campagnes environnantes pour ramasser l’erba di l’Ascensione . L’herbe qui, selon la tradition, doit être cueillie avant le lever du soleil, munie de sa racine, conservée à la maison, suspendue à un mur ou déposée dans une coupe. Elle fleurit et sa floraison est considérée comme de bon augure pour l’année qui suit…

Vous pouvez séjourner dans le village de Campana  dans des gîtes ruraux 3 épis.

      

Texte et photos : Catherine Geyschläger / Sources : Hyacinthe Raffalli – A.Campana

 

 

 

Selon Wikipedia :

Moyen Âge

Entre la seconde moitié du XIIe siècle et le milieu du XIIIe siècle, le système féodal se met en place sur l’île. Les châteaux se multiplient. Ils sont alors regroupés entre les mains d’une quinzaine de familles nobles d’origine locale ou péninsulaire, parfois fragmentées en seigneuries indépendantes, voire rivales : Bagnaia, Amondaschi, Cortinchi, Pinaschi, de Coasini, Loreto de Nebbio, Loreto de Casinca, Orezza, Avogari, Camilla, Turca, Pevere, de Mari (à partir du milieu XIIIe siècle seulement) et les Marquis de Massa et de Corse.

En 1210, l’immense seigneurie des Obertenghi est en voie de fragmentation. Corrado de Palodi donne au monastère de la Gorgone ses droits sur les dîmes de Balagne, et en 1221, son frère Opitho de Palodi donne en gage son château de Prunetule situé en limite des pievi de Casinca et d’Ampugnani et plusieurs terres dans la plaine de Mariana. Au même moment, Guglielmo de Massa, juge de Cagliari , puis son frère Ugo, font don au monastère San Mamiliano de Montecristo de grands domaines situés en Castagniccia, dans les pièves d’ Ampugnani et d’Orezza. Ce repli profite au monastère San Mamiliano de Montecristo et à quelques puissantes familles seigneuriales comme les Loreto – qui reçoivent en gage le castrum de Prunetule – et surtout les Cortinchi qui prennent possession de la plus grande partie de ce territoire au XIIIe siècle. Certaines petites seigneuries, notamment celles des sires d’Orezza, semblent ne pas évoluer, sans doute grâce à des alliances matrimoniales judicieuses.

Après le départ des marquis, les Cortinchi s’y installent et y construisent la fortification de Lumito, dans le courant du XIIIe siècle.

Église Sant’ Andrea date de la première moitié du XVIIIème siècle ; elle a été remaniée au milieu du XIXe  siècle, son clocher érigé en 1820, comme mentionné.

Dans l’église, on peut voir 23 œuvres remarquables, répertoriées dans la base Palissy. Deux d’entre elles, propriété de la commune, sont classées Monuments Historiques :

  • Tableau Le Christ mort soutenu par un ange, ou La Déploration du Christ, peinture sur toile du XVIIe siècle,
  • Tableau L’Adoration des bergers, peinture sur toile du XVIIe siècle, œuvre qui avait été attribuée à Zurbaran ; mais l’attribution à José de Sarabia est plus vraisemblable.
*Source Wikipedia

Coordonnées

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20229 Campana

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