Scata

Présentation

SCATA (Vallée d’Ampugnani)

A découvrir pour ses vestiges contant l’histoire féodale de la Castagniccia !

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Scata, village d’un seul tenant, est construit face au soleil couchant sur les hauts de la rive droite du Fium’alto. Lui succèdent, en descendant vers la rivière, des anciens jardins en terrasse puis les vergers de châtaigniers, devenus forêt dense. Scata est une des plus anciennes communes de la Castagniccia.

 

Le village fut fondé il y a plus de dix siècles par la confrérie Sainte Cécile. Bien qu’il ait atteint son point démographique le plus bas ces dernières années, Il a su traverser le temps et présente de nombreux vestiges de l’histoire de la région, depuis les temps romains jusqu’à nos jours.

 

 Chapelle romane San Martinu (intérieur)

Les plus connus sont le château de Lumito, et la chapelle romane San Martinu. En effet, les châteaux se multiplient sur l’île quand le système féodal se met en place, entre la fin du XIIème siècle et le milieu du XIIIème siècle. Ils sont alors regroupés entre les mains d’une quinzaine de familles nobles d’origine locale ou péninsulaire et les marquis de Massa et de Corse. Ces familles sont parfois divisées  en seigneuries indépendantes, voire rivales. En 1210, l’immense seigneurie des Obertenghi est en voie de fragmentation. Ce repli profite, entre autre, à quelques puissantes familles seigneuriales comme les Loreto  et surtout les Cortinchi qui prennent possession de la plus grande partie du territoire de la Castagniccia  au xiième siècle. Après le départ des marquis, les Cortinchi s’y installent et y construisent la fortification de Lumito –  Il reste à ce jour en plein maquis, un peu à l’écart du village sur un promontoire rocheux, quelques murs marquant l’emplacement de cet ancien édifice et les ruines du village médiéval de la chapelle romane San Martinu. Cette dernière, entièrement restaurée en pierres sèches, à l’identique, avec toit de lauze, reste ouverte sur l’extérieur par deux portes agrémentées de grilles en fer forgé par lesquelles l’on peut apercevoir le sol en pierre de la région , la charpente apparente en châtaignier et un petit autel de pierre au centre de l’abside ainsi que deux lustres en fer forgé (porte-bougies) et un ensemble de trois sièges de célébrants hauts  en bois, entièrement restaurés. La chapelle est privée et, à présent, peu accessible au public afin de la préserver.On raconte volontiers que, figure tantôt légendaire tantôt historique, la comtesse Mathilde qui vécut au Xème siècle dans le (futur ?) château de Lumito, venait se recueillir dans la chapelle San Martino de Lumito. Elle inspirait un grand respect, au point que lors de ses déplacements dans les villages de son comté, on déroulait devant elle des tapis à l’entrée des églises et l’on décorait les chemins de son parcours d’une multitude de fleurs … Mais ce serait partiellement une légende, car elle aurait vécu au Xème siècle, avant même que les fortifications du château de Lumito ne soient construites !

Autre vestige des temps passés, il reste quelques pavés de l’ancienne voie romaine (via romana).

 

L’église Sainte-Cécile (ci-dessus), impressionnante bâtisse en pierre, couverte d’innombrables trous de boulins, se dresse à l’entrée du village et possède un petit parvis aménagé pour les jeux d’enfants. Eglise paroissiale, sa restauration date du xixème siècle. Elle aurait également été restaurée dans les années 1680. Son intérieur est de style baroque avec, couvrant le fond de l’abside, une fresque ornementale représentant une scène de théâtre destinée à Sainte Cécile, sainte patronne des musiciens mais aussi des chanteurs et des poètes. Elle possède quatre chapelles latérales et des peintures ornementales polychromes. Le sol est un grand damier noir et blanc et la chaire, stuquée, est agrémentée d’un bleu outremer intense. Quelques boiseries, objets du culte, de nombreuses dalmatiques sont également répertoriés au patrimoine, ainsi qu’un isoloir en bois découpé et mouluré dont la réalisation date d’avril 1717. (date inscrite sur l’œuvre).

Serrée à l’arrière de l’église, dans une enfilade arrondie, la Chapelle de confrérie des pénitents de Sainte Croix  a été construite au xviième siècle ou xviiième siècle à l’emplacement d’une ancienne chapelle romane. Bel édifice également en pierres sèches, avec un clocher coiffé d’une haute coupole, mais qui n’est plus aménagé ni utilisé pour le culte.

Le bâti général du village est représentatif de son passé et les maisons possèdent toutes les caractéristiques attenantes : passages couverts voûtés, pierres d’écoulement d’évier, niches de dévotion, niches mangeoires, fours à pain …  Scata possède également une ancienne fontaine et un lavoir du XIXème siècle, au milieu de la nature, ainsi qu’une fontaine à l’eau ferrugineuse en bord de route départementale (photo ci-dessous). Cette fontaine a été agrémentée, d’une aire de pique-nique avec bancs et table en maçonnerie.

Enfin, une ancienne usine d’acide gallique, en bordure de route départementale, transformée actuellement en habitations privées,  témoigne des activités passées. Cette usine, qui produisait autrefois 4300 tonnes d’extraits tannants, a fermé en 1914. Elle fût ensuite partiellement occupée par un atelier de poterie dont il reste, à ce jour, quelques tasses, vases, chandeliers, brocs … signés « Fabrica Vecchia ». (du nom du lieudit de fabrication).

 

Texte et photos : Catherine Geyschläger / Sources : Joseph Pastin

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Le Village
20213 Scata

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Le Mardi : de 10h00 à 12h00

Le Jeudi : de 14h00 à 16h00